Messieurs, si vous voulez mater des nanas à poil, plus besoin de cacher vos magazines pornos, le nu arrive au cinéma ! Ah pardon ! Avec "Cashback", nous avons devant les yeux de l'artistic nude... Soit. Seulement artistique, il ne l'est pas toujours (mon esprit de jeune prude a été choqué, n'est-ce pas ?!). Donc la poésie du message et de la réalisation est contrebalancée par une vision de la femme typiquement masculine, et parfois vulgaire. Heureusement, il y a ce personnage de Sharon - interprétée par une Emilia Fox superbe - dont Ben tombe amoureux, qui prend une dimension humaine petit à petit (car au début elle n'est qu'un objet féminin comme les autres) ; quand l'amour se mêle de l'art, on touche au sublime.
L'idée originale – celle d'un artiste qui peut figer l'instant – représente le principal attrait du film : elle donne lieu à de véritables moments de poésie, comme l'ultime scène sous une neige en suspens, véritable rêve romantique. La réalisation, pour un premier film, est excellente, car elle confère une atmosphère surréaliste, avec une image granuleuse et surexposée, et des trouvailles utilisées à point (la dispute au ralenti, sur fond d'opéra !). Sean Ellis confirme qu'il a du talent, en exploitant le court-métrage qui l'a vu récompensé dans de nombreux festivals.
En un mot : Dénudé...
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L'idée originale – celle d'un artiste qui peut figer l'instant – représente le principal attrait du film : elle donne lieu à de véritables moments de poésie, comme l'ultime scène sous une neige en suspens, véritable rêve romantique. La réalisation, pour un premier film, est excellente, car elle confère une atmosphère surréaliste, avec une image granuleuse et surexposée, et des trouvailles utilisées à point (la dispute au ralenti, sur fond d'opéra !). Sean Ellis confirme qu'il a du talent, en exploitant le court-métrage qui l'a vu récompensé dans de nombreux festivals.
En un mot : Dénudé...
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