J'ai le lourd devoir d'épargner les déceptions en vous avertissant de suite : popol risque de ne pas comprendre : "C'est quand c'est qu'y baisent ?". Après tout, au vu de l'affiche et du titre, tout mâle, voire toute femelle, est en droit d'attendre quelques scènes de cul. Un film à petit budget, qui frise l'amateurisme ! En plus ! Hélas, messieurs-dames, ceci n'est qu'un coup de pub ! "Entre adultes" est aussi érotique qu'une tranche de jambon. Qu'est-ce alors ? Rien d'autre qu'un film de fin de stage d'"acteur et caméra" qui a bénéficié de deux privilèges. D'une part, Stéphane Brizé, le réalisateur, jouit du succès de son "Je ne suis pas là pour être aimé", qui, inscrit au-dessus d'un décolleté plongeant peut aussi faire penser à de la baise. N'empêche, c'est vendeur, autant pour les cinéphiles que pour les esprits mal placés. D'autre part, un certain Mister Claude Lelouch a mis son grain de sel dans l'affaire et a permis à un film sans intérêt de figurer sur nos écrans. Une fois n'est pas coutume. L'homme a dû être séduit par le côté "Un homme et une femme" multiplié par douze. Douze, c'est le nombre de duos formés par six hommes et six femmes, le nombre de scènes, le nombre d'histoires de couple. L'idée est tout de même originale et alléchante ; le scénario s'avère d'un réalisme troublant, sans aucune forme d'idéalisation, au point d'oser le banal... et l'inintéressant. Dans les films à sketchs, il y a souvent du jetable. C'est le cas ici, d'autant que le film trouve ses propres limites dans son système qui ne tient pas la distance sur 1h20 ; cette mécanique d'enchaîenement de scénettes, bien que fort bien écrites, s'épuise... et on s'ennuie. Mais qu'importe au fond, puisque le film existe à l'origine pour les acteurs, qui se révèlent justes pour la plupart : espérons que le film aura au moins servi à les faire découvrir. Sinon, la cassette aurait dû rester sur leurs étagères...
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