Le thriller de l'ordinaire

Le thriller de l'ordinaire
Et une petite surprise française, une ! Enfin, une autre... l'année est riche ! Philippe Lioret est en temps normal un cinéaste reconnu, et pourtant discret, dont les films ne brillent pas par leur recherche formelle, mais qui dégagent un brin d'émotion, un brin de vie. "Je vais bien, ne t'en fais pas" est de ceux-là, même mieux ! La forme apparaît ici une fois de plus classique : normal ! nous répond le réalisateur, lui-même à la caméra, toute la recherche s'arrange pour s'effacer derrière le récit et l' émotion, comme si de mise en scène il n'y avait pas ! Force est de constater que Philippe Lioret est un professionnel de l'exercice. La maîtrise totale. Le rythme est calculé minutieusement, si bien que le spectateur est comme aspiré par l'histoire, vivant le film : comme quoi, la simplicité vaut parfois tellement mieux... Et bien sûr, on ne peut oublier les acteurs, tous, pas seulement Mélanie Laurent, the star, TOUS excellents. Ils sont pour la moitié dans notre transport. Mélanie Laurent en tête porte le film sur ses épaules, berce chaque image de son regard, et nous emporte dans sa quête ; Julien Boisselier et Aïssa Maïga l'épaulent avec tout autant de justesse (mais moins de pression !) ; et enfin, Kad Merad et Isabelle Renauld sont des parents piliers et bouleversants. (Et puis ll y a Casper, le frère de Lili qui brille de toute son absence : un César ! ). Justesse, voilà qui semble être le maître mot. Oui mais. Peut-être bien qu'à certains moments il s'en éloigne. Peut-être, car ceci n'est qu'un argument subjectif. Philippe Lioret et Olivier Adam ont décidé de scénariser l'extrême : sans nouvelles de son frère, Lili tombe en dépression jusqu'à se laisser dépérir en privant son corps de nourriture. Illico à l'hosto ! Soit. La situation est dramatique. Ses parents et amis ne savent pas quoi faire. Soit. L'atmosphère est sombre, les regards chargés de larmes... Non. On frise le pathos. Hop ! un furtif regard sur une partenaire anorexique, fantôme parmi les fantômes, et on met le pied dedans, le temps d'un plan... seulement. Pour le reste, on vit le film, véritable thriller dans la médiocrité du quotidien.
"Je vais bien, ne t'en fais pas" est un petit bijou réglé au millimètre près qui nous emporte et nous serre le c½ur, avec toute la magie dont le cinéma est capable.


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# Posté le vendredi 05 janvier 2007 09:19

Les films que j'ai le moins aimés (je prends des pincettes !)

Les films que j'ai le moins aimés (je prends des pincettes !)
1) Da Vinci Code
2) Fair Play
3) Dans Paris
4) Astérix et les Vikings
5) Flandres
6) Le diable s'habille en Prada
7) L'ivresse du pouvoir
8) Toute la beauté du monde
9) Selon Charlie
10) La raison du plus faible
# Posté le vendredi 05 janvier 2007 07:11
Modifié le vendredi 05 janvier 2007 09:20

Top 20 2006

Top 20 2006
1) La science des rêves ****
2) L'homme de sa vie ****
3) Le secret de Brokeback Mountain ****
4) Jarhead ****
5) C.R.A.Z.Y. ****
6) Le nouveau monde ****
7) The fountain ****
8) Lord of war ***(*)
9) April Snow ***
10) Quand j'étais chanteur ***


11) Je vais bien, ne t'en fais pas ***
12) Essaye-moi ***
13) OSS 117 ***
14) Little miss sunshine ***
15) Good night, and good luck ***
16) Le labyrinthe de Pan ***
17) Paris je t'aime ***
18) Marie-Antoinette ***
19) Les fils de l'homme ***
20) Vol 93 ***
# Posté le vendredi 05 janvier 2007 07:01

Pirates des Caraïbes 2 : le côté obscur de Jack Sparrow

Pirates des Caraïbes 2 : le côté obscur de Jack Sparrow
Beaucoup vous diront : "je m'attendais à être déçu". Absurde, absolument absurde. Aussi insensé que s'attendre à la surprise ! Dans votre grand discernement, vous pourrez leur rétorquer : "Mon cher, ce que vous dites-là est typique : soit vous êtes un grand pessimiste et minimalisez vos attentes en pressentant le pire, soit vous vous préparez à ne pas cautionner un film qui de toute façon va cartonner, crachant sur le succès en pur français que vous êtes." Ainsi, vous passerez pour un parfait snob. Mais là n'est pas notre sujet... ou plutôt si. Car la tradition veut qu'une suite soit lynchée quand elle a le malheur d'être un peu moins bonnes. Normal, ça sent le coup marketing à plein nez...
Stop ! Détachons nos mirettes des affiches publicitaires et concentrons-nous sur le film en lui-même. Pas de doute : il est plus navétaire que le premier. Tout ce qui a fait le succès de "la malédiction du Black Pearl" est ici décuplé, histoire de dire au spectateur : "Ah ! Vous avez aimé ? Alors prenez ça dans la face ! La même chose mais avec le double d'effets ! Oh yeah !" Ce qui donne des situations souvent lourdes et purement blockbusteriennes - donc drôles malgré elles ; la palme revient à Will et Elizabeth qui se déclarent leur flamme qur une musique violonissime avec petits sourires niais et bouches béantes à la pelle (...c'est le cas de le dire !...pardon !). Cliché hilarant...ou rasoir. De même, le scénariste semble s'être amusé comme un petit fou à créer des péripéties qui n'en finissent pas : "Enfin fini !... Raté !". Epuisant ! Souvent trop convenu mais parfois vraiment jubilatoire - vous ne sortirez pas indemne du duel à l'épée sur une roue de moulin à eau big size !
Bon, je vous vois venir... et Johnny Depp dans tout ça ? "Johnnyyyyyyy !!!!" Il ne faut pas se leurrer : la réussite du premier opus reposait essentiellement sur le personnage de pirate rock'n'roll qu'il avait créé. Alors forcément, on attend tous le deuxième opus POUR Sparrow. Bingo ! Il est une fois de plus jubilatoire, bien qu'il suive la ligen générale du film, c'est-à-dire qu'il en fait des caisses : il marche comme s'il n'avait jamais en-dessous de quatre grammes d'alcool dans le sang; il grimace à la moindre émotion tel un héros de cartoon et porte un costume plus inutilement chargé que jamais. Qu'importe. C'est tellement bon ! Mauvaise foi ? Possible... D'un côté, Sparrow a tout d'un branquignol, de l'autre côté, le film cherche à jouer sur sa part de mystère. Bien sûr; cela relève de la grosse ficelle scénaristique, mais l'avantage est que cela apporte son aspect plus sombre et torturé à ce deuxième volet, ajoutant au spectacle permanent.
Et le spectateur sort, repu de cette débauche d'effets spéciaux, les mirettes remplies d'océan et de bestioles, les oreilles bourdonnantes, à en tituber tel Jack Sparrow. Les infatigables se rueront sur le 3...

Ca va cartooner !

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"Bah ? Où est le coeur ? Il est où le boum boum ?!"
# Posté le mercredi 27 décembre 2006 09:15

Pour quoi on t'aime... (4)

Pour quoi on t'aime... (4)
Isabelle Carré

1) Pour ta blondeur de pépite aux reflets d'intelligence !

2) Pour ta filmographie (presque) parfaite.

3) Pour l'amnésique et l'amoureuse Claire que l'on n'est pas près d'oublier.

4)
Pour ton phrasé sorti de nulle part.

5) Pour ta désinvolture sexy que l'on vient de découvrir.

6) Pour tes larmes de tragédienne.

7) Pour ta manière de te souvenir à la folie des belles choses mais pas du tout de l'avion entre les mains des enfants du marais et de Lola et d'avoir la main sur nos coeurs et nos sentiments : tu es la femme défendue, l'actrice quatre étoiles !


A vous l'honneur...
# Posté le mercredi 27 décembre 2006 08:48