"Joyeux Noël", c'est l'histoire d'hommes lâches, manquant à leur devoir patriotique en refusant de combattre l'impitoyable et cruel ennemi - pire! en fraternisant avec lui - lors d'un moment impardonnable de faiblesse. Du moins, c'est ainsi que l'Histoire les a toujours considérés.
Merci Christian Carion. Merci d'avoir révélé à un large public ce secret de l'Histoire que les programmes scolaires préfèrent oublier. Merci de nous offrir ce film. Quelle belle chose que de voir un film faire évoluer des aspects de la société ! Le film fait d'hors et déjà objet de débats, notamment au niveau de la vérité historique : c'est tellement difficile à croire, nous qui avons toujours appris l'horreur de la guerre à travers l'endoctrinement "tuons les boches" ! Les historiens nous l'ont affirmé : toutes les anecdotes du film ont réellement eu lieu - une messe sur le front, un récital, une partie de foot... - mais Carion a réuni ces événements à un seul et même endroit du front. Cela nuit-il au réalisme ? A vrai dire, pas vraiment, mais toutes ces jolies choses idéalisent certainement un peu trop l'Histoire. Il y a une chose que Christian Carion s'est permis d'inventer et il aurait pu s'en passer. En effet, jamais une femme ne s'est rendue sur le front, encore moins une cantatrice. Alors que tout est crédible, Diane Kruger fait touriste avec son joli petit manteau de fourure couvrant une robe de soirée à petites bretelles. Ridicule ! D'autant plus que Diane Kruger devrait revoir son play-back...
Quant à la qualité cinématographique, elle est discutable. Christian Carion ne s'embarrasse pas de plans tarabiscotés ni de mise en scène originale ;"Joyeux Noël" est filmé d'une façon tout ce qu'il y a de plus classique. En conséquence, Christian Carion frise le pathos. Lorsqu'il filme la guerre, il préfère les gros plans de cadavres à la création d'une atmosphère d'horreur, ce qui finalement n'apporte que peu d'émotions. Le spectateur en a vu des films sur la guerre des tranchées, il connaît, il faut donc innover à chaque nouvelle oeuvre. Ce sont ces facilités volontaires qui, au fond, nuisent au film. Chose sûre, "Joyeux Noël" passera un de ces jours en prime time sur tf1 ou France 2 et fera bien pleurer dans les chaumières... Oui, car tout tend vers ce but ultime, et on aurait pu s'en passer. Néanmoins, ne dédaignons pas "Joyeux Noël" qui reste un très beau film, comportant quelques scènes d'antologie comme ce moment où les tranchées se répondent en musique, marquant le tournant du film. La musique justement est parfaite : elle n'est ni trop violonneuse, ni trop froide, elle varie les instruments et correspond harmonieusement à l'émotion. Comme quoi, les larmes peuvent couler sans violons ("million dollar baby" nous l'a bien montré cette année)
Bref, avec "joyeux Noël", Christian Carion confirme après "une hirondelle a fait le printemps" qu'il est un talent à surveiller de près...
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Merci Christian Carion. Merci d'avoir révélé à un large public ce secret de l'Histoire que les programmes scolaires préfèrent oublier. Merci de nous offrir ce film. Quelle belle chose que de voir un film faire évoluer des aspects de la société ! Le film fait d'hors et déjà objet de débats, notamment au niveau de la vérité historique : c'est tellement difficile à croire, nous qui avons toujours appris l'horreur de la guerre à travers l'endoctrinement "tuons les boches" ! Les historiens nous l'ont affirmé : toutes les anecdotes du film ont réellement eu lieu - une messe sur le front, un récital, une partie de foot... - mais Carion a réuni ces événements à un seul et même endroit du front. Cela nuit-il au réalisme ? A vrai dire, pas vraiment, mais toutes ces jolies choses idéalisent certainement un peu trop l'Histoire. Il y a une chose que Christian Carion s'est permis d'inventer et il aurait pu s'en passer. En effet, jamais une femme ne s'est rendue sur le front, encore moins une cantatrice. Alors que tout est crédible, Diane Kruger fait touriste avec son joli petit manteau de fourure couvrant une robe de soirée à petites bretelles. Ridicule ! D'autant plus que Diane Kruger devrait revoir son play-back...
Quant à la qualité cinématographique, elle est discutable. Christian Carion ne s'embarrasse pas de plans tarabiscotés ni de mise en scène originale ;"Joyeux Noël" est filmé d'une façon tout ce qu'il y a de plus classique. En conséquence, Christian Carion frise le pathos. Lorsqu'il filme la guerre, il préfère les gros plans de cadavres à la création d'une atmosphère d'horreur, ce qui finalement n'apporte que peu d'émotions. Le spectateur en a vu des films sur la guerre des tranchées, il connaît, il faut donc innover à chaque nouvelle oeuvre. Ce sont ces facilités volontaires qui, au fond, nuisent au film. Chose sûre, "Joyeux Noël" passera un de ces jours en prime time sur tf1 ou France 2 et fera bien pleurer dans les chaumières... Oui, car tout tend vers ce but ultime, et on aurait pu s'en passer. Néanmoins, ne dédaignons pas "Joyeux Noël" qui reste un très beau film, comportant quelques scènes d'antologie comme ce moment où les tranchées se répondent en musique, marquant le tournant du film. La musique justement est parfaite : elle n'est ni trop violonneuse, ni trop froide, elle varie les instruments et correspond harmonieusement à l'émotion. Comme quoi, les larmes peuvent couler sans violons ("million dollar baby" nous l'a bien montré cette année)
Bref, avec "joyeux Noël", Christian Carion confirme après "une hirondelle a fait le printemps" qu'il est un talent à surveiller de près...
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