Les poupées russes

Les poupées russes
Les revoilà ! Ils sont de retour ! Qui ça ? Les extra-terrestres ? Mais non, voyons ! Les joyeux trublions de "l'auberge espagnole" ! Ils nous manquaient tellement que Cédric Klapisch a eu la brillante idée de réaliser "les poupées russes". Alors revoilà Xavier, le même en pire, qui change de peau sous nos yeux, qui abandonne ses rêves les plus fous tout en commettant des erreurs, qui s'amuse et déchante, qui aime, qui angoisse... Bref, un adulescent en pleine mutation qui sonne juste. A l'image de tous les autres personnages. C'est pourquoi 2h05, c'est trop court. "Non ! Ne nous quittez pas ! Pas déjà ! Que vous arrive-t-il ensuite ? Ne partez pas sans nous !"
Gardant cette même fantaisie et cette même fraîcheur de ton qui avaient fait le succès de "l'auberge espagnole", Cédric Klapisch ne déçoit pas. Accompagné de son acteur fétiche Romain Duris, qu'il a déjà dirigé dans "le péril jeune", "chacun cherche son chat", "peut-être" et "l'auberge espagnole" il dépeint un âge, une génération avec justesse et humour. Sa réflexion sur l'amour ne ressemble en rien à celle des séries d'amour mielleuses, qu'il s'amuse d'ailleurs à parodier. Le but est de trouver la dernière poupée, celle qui se cache dans les innombrables autres... belle métaphore.
De séquence en séquence, Klapisch nous régale de véritables moments de bonheur, au son d'une musique électro tout aussie délicieuse. Bref, autant dire qu'on attend impatiemment la suite.


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# Posté le jeudi 15 décembre 2005 13:06
Modifié le mardi 12 juin 2007 15:00

Peindre ou faire l'amour

Peindre ou faire l'amour
Peindre ou faire l'amour ? Après vision du film, la question ne se pose plus : ce sera faire l'amour. Non pas que nous ayons affaire à un film porno mais le sujet central étant l'échangisme (bien qu'"accidentel"), le film ne pouvait pas se permettre d'être froid. Est-ce réussi ? Eh bien étant donné que le premier adjectif qui viendrait à l'esprit pour qualifier le film des frères Larrieu est "brûlant", on peut estimer que oui, c'est réussi ! "Peindre ou faire l'amour" est un film magnifique sur tous les fronts, autant par sa maîtrise de l'émotion que par son sens de l'esthétique.
Comment se fait-il alors que le film présenté à Cannes n'ait pas reçu le moindre prix ? Trop de concurrence ? Allons ! Il y a toujours de la place ! Trop...choquant, peut-être ? Argument vain ! Tout le monde sait que Cannes fait fi des conventions !
Bref, le but n'est pas ici de parlementer autour de l'éventuelle récompense qu'aurait mérité "peindre ou faire l'amour" mais d'en faire la critique. Critique élogieuse, c'est certain. Bénéficiant d'un casting superbe, les frères Larrieu maîtrisent parfaitement et subtilement leur art cinématographique. Ils savent créer le désir, progressivement, par omission, coupant leurs séquences avant le débordement d'érotisme.
Rien de trop propre, rien de trop sale.


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# Posté le jeudi 15 décembre 2005 12:43
Modifié le mardi 12 juin 2007 15:00

Le top flop 2005 (qui peut encore changer)

Le top flop 2005 (qui peut encore changer)
1) Crazy kung-fu
2) La moustache
3) The island
4) Olé !
5) La cloche a sonné
6) Le monde de Narnia
7)La guerre des mondes
8) Mooladé
9) L'avion
10) L'ex-femme de ma vie
# Posté le jeudi 15 décembre 2005 12:15
Modifié le mardi 12 juin 2007 15:00

Le top 20 de l'année 2005 (qui peut encore changer)

Le top 20 de l'année 2005 (qui peut encore changer)
1) Million Dollar Baby
2
) Charlie et la chocolaterie
3) Les âmes grises
4) Les noces funèbres
5) Le couperet
6) La marche de l'empereur
7) Papa
8) Les poupées russes
9) Peindre ou faire l'amour
1
0) Wallace & Gromit
11) Entre ses mains
1
2) Anthony Zimmer
1
3) A history of violence
1
4) The jacket
15) Trois enterrements
1
6) Caché
17) H2G2 : le guide du voyageur galactique
18) Match point
1
9) Va, vis et deviens
2
0) Harry Potter et la coupe de feu
# Posté le jeudi 15 décembre 2005 12:08
Modifié le mardi 12 juin 2007 15:00

Critiquons un chef-d'oeuvre (1) : Shining

Critiquons un chef-d'oeuvre (1) : Shining
Feu Stanley Kubrick est considéré comme LE plus grand réalisateur de ce siècle. Je vous préviens tout de suite, je ne suis pas experte en ce grand monsieur, n'ayant vu justement que "Shining", et ayant aperçu quelques extraits de "eyes wide shut" (que Mère déteste parce que c'est chiant et elle a rien compris et ils font que baiser) et le fameux travelling fabuleux d'un condamné à mort pendant la guerre (c'est bien un film de Kubrick, non? J'ai comme un doute). En avançant cela, je rends ma critique d'autant plus criticable car je ne suis pas du tout le gourou des cinéphiles.
Je me rends sur la page Allociné de "Shining" et qu'y vois-je ? Moyenne spectateurs : 4 étoiles. Je lis entre autres "Stanley Kubrick nous livre ici un pur chef-d'oeuvre", "ce film est tout simplement fantastique", "un chef-d'oeuvre de l'horreur"... Bref, toujours le même tra la la. Pourquoi diable tant d'éloges ??? Le film a des qualités, certes, mais aussi pas mal d'insupportables défauts.
Au niveau des qualités, je suis d'accord pour dire que le film est relativement angoissant. Cette cultissime scène de poursuite dans le labyrinthe est un sommet d'angoisse, Jack Nicholson est remarquable et la fameuse rivière de sang est une trouvaille fabuleuse (prise au livre, je suppose). Mais cela suffit-il à l'appellation de "chef-d'oeuvre"?
Honnêtement, qui n'a pas été agacé par la musique, laide au possible, insupportable, cherchant à créer la peur là il n'y en a nul besoin ? Par exemple, ce long travelling dans l'hôtel qui finit par s'avancer vers Jack, de dos, tapant à la machine, la musique va crescendo et soudain... rien. Jack arrache sa feuille de la machine à écrire. C'est tout??? Mais c'est trop con ! Et puis c'est lent! A ce niveau, à la limite, je peux le comprendre car n'oublions pas que "shining" a révolutionné le film d'angoisse, préférant la lente descente vers la folie que les meurtriers immédiatement définis.
Autre point négatif (le pire): le personnage féminin. Je ne saurais définir la condition de la femme dans les années 80 mais il semble qu'à l'époque, la femme fût une pauvre cruche, pas finie, et aux bottes de son mari. Au début à la limite, la femme a une place normale mais lorsque son mari tourne fou et se met à vouloir la tuer, la voilà qui crie, pleure, trébuche, bave, et crie encore. Mais ta gueule!!! Quelle pauvre nunuche! Son personnage est con. Oui, la peur de la femme est nécessaire mais faut pas déconner non plus ! A force même de "aaaaaaah!" elle devient rigolotte la pauv' chtite!
Si à l'époque le film a pu faire peur par son effet de surprise, il faut savoir se détacher des éloges pour voir que Kubrick n'a pas vraiment réussi son film. Au moins, avec le temps, on n'y retrouve toujours pas de cliché, ce qui signifie que le film n'a pas vieilli, chose dont ne peut pas se vanter "halloween" par exemple.

A vos commentaires...
# Posté le dimanche 04 décembre 2005 05:58
Modifié le mardi 12 juin 2007 15:00